La migration printanière des batraciens

1. Qu’est-ce que c’est ?

La migration printanière (aussi appelée migration prénuptiale) est la période durant laquelle les batraciens (grenouilles rousses, crapauds communs et tritons principalement) quittent leur lieu d’hibernation pour rejoindre leur lieu de reproduction. Ce voyage a lieu fin février jusqu’en avril et est particulièrement spectaculaire. 

Par milliers, le moment venu, les batraciens se mettent en route en profitant d’une météo qui leur est favorable. À savoir ; temps relativement doux ( entre 5 et 10° C.), humidité ou pluie et peu de vent. Si les conditions le permettent, grenouilles rousses, crapauds et tritons se mettent en route pour gagner leur zone de reproduction. Les distances à parcourir varient énormément en fonction de l’espèce et du point de reproduction ( qui les a vu naître). Un voyage qui n’est pas de tout repos et qui comporte un certain nombre de dangers… 

En effet, il n’est pas rare que ce parcours rencontre une route… et c’est souvent l’hécatombe pour ces petites bêtes qui terminent écrasées ou happées par les roues d’une voiture…

2. Que puis-je faire ? 

Depuis quelques années, des dispositifs ont été mis en place pour sensibiliser les conducteurs à la présence de batraciens sur les routes. Des équipes de bénévoles agissent même pour aider les batraciens à franchir certaines zones difficiles…

Le principe est de faire traverser manuellement les animaux depuis la zone d’hivernage vers la zone de reproduction. Le moment peut aussi être l’occasion d’établir un inventaire des populations. 

3. De quel matériel ai-je besoin pour aider les batraciens à traverser ? 

Pensez d’abord à bien vous couvrir et à être à l’aise en marchant sous la pluie et dans le froid. Songez donc à de bonnes chaussures de marche, des bottes, une veste imperméable, une lampe de poche,  un seau, des gants (que vous humifierez) et un gilet fluo (très important pour être vu !).

Espèces présentes sur nos routes : le crapaud commun, la grenouille rousse, le triton alpestre et palmé ainsi que la salamandre terrestre.

4. Une opération utile ? 

Oui, assurément ! L’année passée du côté de Court-Saint-Etienne et de Villers, 2665 individus ont pu être amenés sains et saufs vers leur lieu de reproduction (contre 1566 en 2017)

5. Envie de devenir d’aider les batraciens ?

Vous avez envie de rejoindre les bénévoles qui aident les batraciens à traverser ? Contactez Aurélie Robise : aurelie.robise@hotmail.com

6. Plus d’infos ?

http://environnement.wallonie.be/publi/dnf/batraciens_routes.pdf